Growing Sustainable Business : Pour la réduction de la Pauvreté

L'Initiative Growing Sustainable Business pour la Réduction de la Pauvreté (GSB) est née du dialogue sur « le monde des affaires et le développement durable » organisé par le Pacte Mondial en 2002 afin d'identifier des thèmes de discussions pour le Sommet Mondial de Johannesburg sur le Développement Durable. L'initiative est basée sur le principe que le développement économique des pays les plus pauvres est à long terme d'un intérêt fondamental pour l'ensemble de la communauté humaine. Elle reconnaît le besoin urgent non seulement d'attirer plus d'investissements et d'affaires dans les pays en développement, mais aussi d'harmoniser au mieux les intérêts commerciaux avec la réduction de la pauvreté et le développement durable, en incluant en particulier les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Pour les derniers nouvelles sur le GSB à Madagascar, consultez la section GSB dans Téléchargements, avec les présentations des projets d'investissement et le Bulletin d'Information GSB.

Objectifs

En collaboration étroite avec les gouvernements des pays participants, l'initiative GSB poursuit les objectifs complémentaires suivants :

  • Encourager et faciliter le secteur privé à faire des investissements dans les pays pauvres qui contribuent à la réduction de la pauvreté et aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Cela inclut en particulier la promotion de la création d'emplois et des liens entre compagnies du secteur privé, le développement économique local, et celui des petites et moyennes entreprises;
  • Faire en sorte que les investissements soient à la fois profitables au secteur privé, en faveur des pauvres par conception, et satisfassent la demande de la population locale en aidant le secteur privé à travailler étroitement avec la société civile, les gouvernements, et les autres acteurs du développement;
  • Favoriser un environnement propice aux investissements privés et aux petites et moyennes entreprises en engageant le dialogue et en tirant les leçons appropriées des projets d'investissements de l'initiative;
  • Faciliter le développement de nouveaux « business modèles » pour fournir des produits et services adaptés aux 4 milliards de personnes qui forment le bas de la pyramide économique; et
  • Faciliter l'accroissement des synergies avec les initiatives complémentaires ainsi qu'entre l'aide publique au développement et l'investissement privé dans les pays en développement

Critères de Sélection des Projets

Les critères suivants doivent être satisfaits pour que les investissements soient éligibles dans le cadre du GSB :

- Les investissements doivent contribuer à la croissance économique locale et au développement de petites et moyennes entreprises ;

- Les investissements doivent être reliés aux indicateurs d'activités des entreprises qui sont communiqués et audités ;

- Les investissements doivent suivre les principes du Pacte Mondial et être développés par le biais de consultations et partenariats engageant les différents partenaires sociaux

- Les investissements doivent avoir un impact social positif et respecter les lois et règlements nationaux, et bien entendu les obligations fiscales ;

- Tous les partenaires doivent agir de manière transparente et dans un esprit d'ouverture ;

- Aucun avantage compétitif ne sera accordé à une compagnie particulière.

Les Progrès

Le travail de fond effectué lors des dialogues du Pacte Mondial a abouti à la création du GSB lors d'une réunion au plus haut niveau présidée par M. Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations Unies, durant le Sommet Mondial pour le Développement Durable à Johannesburg en 2002. Depuis, le PNUD a développé l'initiative avec l'aide du Conseiller Spécial, Richard Sandbrook.

L'initiative GSB est désormais active en Ethiopie, à Madagascar et en Tanzanie et est sous considération dans quelques pays additionnels. Dans chacun des pays pilotes, le PNUD promeut deux activités consécutives et reliées. Tout d'abord, le PNUD réunit le secteur privé, la société civile, le gouvernement du pays d'accueil, les partenaires au développement, et les autres parties-prenantes pertinentes, pour lancer l'initiative GSB, présenter les propositions initiales d'investissement, et discuter des contraintes rencontrées dans le contexte local. Ensuite, un Secrétariat GSB local et un Comité de Pilotage GSB multipartite sont mis en place pour transformer les idées en des opportunités concrètes d'entreprises durables et d'investissements.

En 2004, le mandat de l'initiative GSB a été renforcé par le rapport de la Commission des Nations Unies sur le Secteur Privé et le Développement : « Libérer l'Entreprenariat, mettre le monde des affaires au service des pauvres », qui identifie le besoin d'une participation accrue du Secteur Privé dans des partenariats pour le développement.

La Valeur du GSB

Les partenariats créés par le biais du GSB ajoutent de la valeur à l'investissement proposé du fait de la crédibilité dégagée par l'approche multipartite et participative adoptée. Le GSB offre un cadre ouvert et transparent pour permettre le rassemblement des parties-prenantes et la formation de partenariats cruciaux. Le GSB peut aussi faciliter l'accès au financement, aux nouveaux marchés, et à l'information. L'expérience et l'expertise accumulées des partenaires du GSB représentent une opportunité pour développer/raffiner des « business modèles » qui sont adaptés aux circonstances et besoins locaux, et pour identifier des opportunités de solutions multi-sectorielles intégrées. Globalement, créer des partenariats à travers le GSB peut jouer un rôle significatif dans la réduction des risques liés aux investissements.

Le PNUD est d'avis que l'initiative GSB deviendra un outil efficace pour stimuler les activités économiques durables dans les pays les plus pauvres.

En collaboration avec les gouvernements des pays d'accueil, les ONGs, les compagnies locales et les partenaires de développement, des compagnies du secteur privé sont à l'initiative des activités suivantes :

GSB en TANZANIE : Ericsson cherche à fournir des services de télécommunication aux communautés rurales, aux PMEs, et aux prestataires de services sociaux,  tandis qu'ABB aspire à électrifier les zones rurales pour en faire bénéficier la consommation domestique ainsi que celle des PMEs. Tetra Pak explore la manière de développer la chaîne de valeur pour la production de lait, de la vache au consommateur.

GSB à MADAGASCAR : Total investit dans l'amélioration de la sécurité du transport des hydrocarbures en renforçant la capacité des PMEs du secteur des transports d'hydrocarbures, alors qu'EDF et le Fonds e7 développent des projets d'investissements dans l'électrification rurale pour le bénéfice des ménages, des PMEs et des prestataires de services sociaux. BFV-Société Générale aspire à investir dans la micro-finance et le développement des PMEs.

GSB en ETHIOPIE : Shell développe un modèle commercial d'irrigation rurale qui permettra à des compagnies d'eau privées de desservir les agriculteurs. L'EcoTourism Association of Ethiopia cherche à faciliter les investissements dans des opérations de tourisme responsable.

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

Jonas Giersing

Pascale Bonzom

William Day

Dr Xavier Leus

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